[ Second prix du documentaire - Festival International du Film de Dubaï   |   Nomination "Meilleur film documentaire" - César 2012 ]
image du film extrait du film ici on noie les algériens

Synopsis du documentaire

Un film sur le 17 octobre 1961

A l'appel du Front de Libération Nationale (F.L.N.), des milliers d'Algériens venus de Paris et de toute la région parisienne, défilent, le 17 octobre 1961, contre le couvre-feu qui leur est imposé. Cette manifestation pacifique sera très sévèrement réprimée par les forces de l'ordre.

50 ans après, la cinéaste met en lumière une vérité encore taboue.
Mêlant témoignages et archives inédites, histoire et mémoire, passé et présent, le film retrace les différentes étapes de ces événements, et révèle la stratégie et les méthodes mises en place au plus haut niveau de l'Etat : manipulation de l'opinion publique, récusation systématique de toutes les accusations, verrouillage de l'information afin d'empêcher les enquêtes...

Note d'intention de la réalisatrice du documentaire

C'est en 2007 que l'idée de ce documentaire m'est apparue, lors de la préparation de mon précédent film « L'autre 8 mai 1945 – Aux origines de la guerre d'Algérie ». Ce film rappelait qu'en Algérie, lors du défilé célébrant la victoire contre l'Allemagne nazie, les Algériens avaient revendiqué leur indépendance. Ils subiront une répression qui fera des milliers de victimes.

Entretien avec la réalisatrice du documentaire

Pourquoi avoir choisi un tel sujet pour votre documentaire ?


Lors du travail d'enquête sur mon précédent film « L'autre 8 mai 1945 - Aux origines de la guerre d'Algérie », j'avais noté que la fin de la répression en Algérie en 1945 avait été dirigée par le préfet Papon. Le même qui dirigera la Préfecture de Paris une quinzaine d'années plus tard. D'autre part, lors des projections de ce film, le public avait spontanément évoqué la répression du 17 octobre 1961. Lorsque ces événements n'étaient pas confondus avec ceux de la station de métro Charonne (qui ont eu lieu en février 1962), ils suscitaient beaucoup de questions : comment une telle répression avait-elle pu avoir lieu en plein cœur de Paris ? Pourquoi une telle violence ? Combien avait-elle fait de victimes ?... Cinquante ans après, il m'apparaissait important de faire la lumière sur ces événements et de les faire connaître au grand public.